Surpoids, obésité : non, la volonté n’est pas la seule responsable !

 

 

Tout d'abord, qu'est-ce que la volonté ?

Voilà la définition du Larousse :

"Faculté de déterminer librement ses actes en fonction de motifs rationnels ; pouvoir de faire ou de ne pas faire quelque chose."

Un peu de physiologie :

Notre boite crânienne est composée de 3 cerveaux :

1.Le Cortex, la région de la raison : il nous permet d'analyser avec logique pour prendre des décisions rationnelles.
2.Le limbique, région des émotions :
c'est lui qui réagit positivement ou négativement à un stimuli environnemental et psychologique. Les émotions seront différentes selon les personnes selon leur passé, leur histoire de vie....

3. Le reptilien, région de l'instinct : il est responsable de nos besoins primitifs comme la respiration, le rythme cardiaque, la température corporelle, notre survie. En cas d'urgence, il prend le dessus sur les 2 autres cerveaux. Par exemple, lors de diètes restrictives, il peut décider de manger + pour faire des réserves, en vue de futures restrictions.

Comme nous sommes programmés pour le plaisir, nos choix alimentaires sont gouvernés par nos goûts, mais surtout par nos émotions de plaisir ou de déplaisir.

En effet, manger ce n'est pas simplement mettre des groupes de nutriments dans la bouche, même si c'est une notion importante, mais c'est surtout une action de plaisir qui va réveiller des émotions agréables ou désagréables, réveiller des souvenirs, par exemple le bon gâteau que notre maman nous préparait pour le goûter dans l'enfance, ou l'odeur du bon ragoût de mamie...

Donc, le cerveau, lors de situations difficiles comme des états de colère, de stress intense, de grosses fatigues, va chercher à obtenir du réconfort avec quelque chose qui peut le soulager rapidement, facile d'accès et qui apporte du plaisir immédiatement : la nourriture !

Ce qui m'amène à vous parler du circuit de la récompense :

Kézaco ??

Définition : Le circuit de la récompense est une partie du système nerveux central reliant certains groupes de neurones responsables de fortes sensations de plaisir et de satisfaction.

Explications : Tout individu doit exercer ses propres fonctions vitales comme se nourrir, respirer, réagir à une agression ; au cours de l'évolution, un circuit qui "récompense" s'est mis en place dans notre cerveau pour rendre nos tâches plus agréables. Puis, son rôle s'est élargi pour nous inciter à répéter les expériences plaisantes apprises dans notre vie.

C'est-à-dire que le goût, l'odeur et même la vue d'un aliment peuvent déclencher notre mémoire sensorielle et nous donner envie de le manger même si nous n'avons plus faim.

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Ce circuit de la récompense fonctionne avec la présence de molécules chimiques qui assurent la transmission d'informations d'un neurone à un autre que l'on appelle les neurotransmetteurs.

Le neurotransmetteur "number one" est la dopamine qui joue un rôle dans l'exploration, la vigilance et dans la recherche du plaisir.

Puis, nous avons 2 neurotransmetteurs qui protègent de la dépendance alimentaire : la sérotonine, elle évite l'emballement des signaux extérieurs de récompense et le GABA , évite une trop forte libération de la dopamine qui pourrait provoquer une addiction.

Mais, il y a aussi 2 neurotransmetteurs responsables de la dépendance alimentaire : la noradrénaline , qui favorise les craquages et l'addiction s'ils sont trop répétitifs (contrebalancé par la sérotonine) et le glutamate, neurotransmetteur excitateur le plus important dans le système nerveux central (contrebalancé par le GABA).

L'équilibre de ces neurotransmetteurs impacte directement notre rapport à l'alimentation : les craquages, les addictions alimentaires.

En fait, le stress et notre comportement alimentaire fait augmenter la noradrénaline, qui elle, va faire chuter les neuronaGABA, qui va augmenter la libération de dopamine sur le court terme, et donc procurer du plaisir immédiat, du bien-être, MAIS va provoquer sur le long terme des craquages et des addictions.

Mon explication schématisée, pour faire plus simple :

Cela va provoquer un désordre :

Le couple sérotonine/noradrénaline, qui permet d'équilibrer la réponse aux stimulis externes (en gros, empêcher de se jeter sur la nourriture) va être déséquilibré et peut entraîner impulsivité, incapacité à maîtriser ses émotions et troubles de l'humeur.

En cas de troubles alimentaires, la noradrénaline prend le contrôle sans que la sérotonine puisse empêcher l'emballement comme il le ferait en temps normal.

Le seul moyen de retrouver l'équilibre artificiel entre les 2 neurotransmetteurs, c'est de consommer l'aliment addictif ou en travaillant avec la phytothérapie.

Vous comprendrez donc pourquoi, il est difficile de changer ses habitudes alimentaires !

Et nous pouvons ainsi affirmer que la volonté seule, ne suffit pas toujours !

Dans mon prochain article, je vous parlerais d'autres facteurs qui peuvent rentrer en jeu dans le surpoids et l'obésité.

En attendant, prenez soin de vous !

 

 

Auteur : Sandra Mao, Naturopathe 

Créatrice de SandraMaoNaturo.com

 


 

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Author:
Conseillère en naturopathie, je me suis spécialisée dans l'accompagnement de la femme atteinte d'endométriose et dans l'accompagnement en gestion du poids avec une approche émotionnelle.

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